{"id":270,"date":"2021-06-22T12:29:40","date_gmt":"2021-06-22T10:29:40","guid":{"rendered":"http:\/\/microfermedelaforet.be\/?p=270"},"modified":"2021-06-30T12:23:13","modified_gmt":"2021-06-30T10:23:13","slug":"episode-6-vis-ma-vie-de-maraichere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/microfermedelaforet.be\/index.php\/2021\/06\/22\/episode-6-vis-ma-vie-de-maraichere\/","title":{"rendered":"Episode 6 &#8211; Vis ma vie de mara\u00eech\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Je vous ai racont\u00e9 la fois o\u00f9 j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 vendre des l\u00e9gumes? Moi, toute seule. Non? C&rsquo;\u00e9tait le mois dernier.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Bon. D&rsquo;habitude, la ferme, c&rsquo;est beaucoup Ben et un petit peu moi. Mais l\u00e0, le mara\u00eecher \u00e9tait malade, \u00e0 l&rsquo;ancienne, une bonne laryngite aigu\u00eb, attrap\u00e9e apr\u00e8s plusieurs journ\u00e9es pass\u00e9es dans le vent et sous la pluie, les chaussettes mouill\u00e9es en prime. Clou\u00e9 au canap\u00e9, la voix enrou\u00e9e, il aurait eu bien du mal \u00e0 les porter, ses caisses de l\u00e9gumes, et \u00e0 saluer, peser, remplir les sacs, compter, remercier, saluer, papoter, peser&#8230; Alors, j&rsquo;m&rsquo;y suis coll\u00e9e. J&rsquo;avais envie. Pour voir ce que c&rsquo;\u00e9tait, pour lui rendre service, pour la ferme. Puis, une semaine sans vendre, c&rsquo;est risquer de d\u00e9cevoir des clients qui trouvent une place vide, sans \u00e9tal, sans pouvoir les pr\u00e9venir.<\/p>\n\n\n\n<p>Du coup, on a \u00e9chang\u00e9 les r\u00f4les: Ben \u00e0 la maison avec B\u00e9b\u00e9 (c&rsquo;est notre jour de cong\u00e9 \u00e0 tous les deux d&rsquo;habitude) et moi en route pour le march\u00e9. Le mara\u00eecher avait quand m\u00eame \u00e9t\u00e9 r\u00e9colter les l\u00e9gumes au jardin en matin\u00e9e. Les carottes, les radis, les fenouils, les premiers l\u00e9gumes de ce printemps tardif&#8230; On les a lav\u00e9s ensemble, mis dans les bacs, puis dans la camionnette. Pendant que B\u00e9b\u00e9 faisait la sieste. Ben m&rsquo;a brief\u00e9. Connecter la tablette avant de partir, la technique pour ouvrir le pied du parasol (pas si simple qu&rsquo;il n&rsquo;y para\u00eet), le Bancontact, les caisses vides \u00e0 rendre \u00e0 la coop\u00e9rative&#8230; Les cl\u00e9s de la camionnette. Et hop! Je m&rsquo;installe derri\u00e8re le volant. Moi qui ne porte que des jupes et des robes, c&rsquo;est la premi\u00e8re fois que je remets un jeans depuis deux ans. J&rsquo;ai mes bottines, j&rsquo;ai nou\u00e9 mon pull autour de la taille (j&rsquo;avais trop chaud apr\u00e8s avoir port\u00e9 les caisses), j&rsquo;ai ma camionnette, mes l\u00e9gumes, la radio. Je me sens mara\u00eech\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/121219830_170354944708367_8363933061200341574_o.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-289\" width=\"466\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/121219830_170354944708367_8363933061200341574_o.jpg 2048w, https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/121219830_170354944708367_8363933061200341574_o-300x225.jpg 300w, https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/121219830_170354944708367_8363933061200341574_o-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/121219830_170354944708367_8363933061200341574_o-768x576.jpg 768w, https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/121219830_170354944708367_8363933061200341574_o-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/121219830_170354944708367_8363933061200341574_o-360x270.jpg 360w\" sizes=\"(max-width: 466px) 100vw, 466px\" \/><figcaption>L&rsquo;\u00e9tal \u00e0 la ferme. \u00c9t\u00e9 2020.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 vendu les l\u00e9gumes. Mais jamais seule. Toujours avec Ben et\/ou avec Ernest, dans les bras, en portage ou dans sa poussette. L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, on vendait \u00e0 trois \u00e0 Assesse. J&rsquo;avais notre petit b\u00e9b\u00e9 de huit mois contre moi, en koala. Et je servais les clients en m\u00eame temps que Ben. Parfois, il r\u00e2lait, il avait faim ou envie de bouger. Alors, je me reculais un peu du stand pour lui donner la panade ou aller faire un tour. Mais le plus souvent, il souriait, faisait coucou aux clients, observait les fruits et l\u00e9gumes. L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a s&rsquo;est compliqu\u00e9, c&rsquo;est quand il a commenc\u00e9 \u00e0 se tenir debout, au milieu de l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Il se tenait aux bacs de pommes de terre et chipotait un peu \u00e0 tout, jouait avec les cailloux, refusait d&rsquo;\u00eatre \u00e0 bras. Il voulait sa libert\u00e9, quoi, normal. Mais sur un parking o\u00f9 se croisent des dizaines de voitures en quelques heures alors qu&rsquo;on doit travailler, c&rsquo;\u00e9tait impossible. Mes yeux ne savaient pas \u00eatre partout, m\u00eame s&rsquo;ils essayaient vachement. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;Ernest et moi, de mara\u00eechers en herbe, sommes devenus intendants et visiteurs. Ceux qui passent faire coucou, apportent un bout de g\u00e2teau ou les tartines, donnent un petit coup de main, \u00e0 Assesse comme \u00e0 Sor\u00e9e. Et cette ann\u00e9e, on a repris la vente \u00e0 la ferme le samedi matin, Ernest est toujours un petit koala, mais il descend parfois de mes bras pour aller travailler avec son papa, remplir des pots de terre, semer des graines ou arroser, ou pour jouer \u00e0 mes pieds, mettre des l\u00e9gumes dans des sacs ou faire rouler son petit tracteur.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comme une vraie<\/h3>\n\n\n\n<p>Me voil\u00e0 donc en route. Avec une belle et grande sensation de libert\u00e9. L&rsquo;impression de faire un truc cool. Je me sens forte au volant de la camionnette. Un peu fi\u00e8re aussi de faire ce qui <em>a priori<\/em> est un boulot plut\u00f4t d&rsquo;hommes. R\u00e9cup\u00e9rer une commande, porter des caisses lourdes, installer des tr\u00e9teaux et un \u00e9tal. A la fois trop d\u00e9contract\u00e9e, en mode vir\u00e9e solo alors que je vais bosser en fait, et un peu stress\u00e9e, seule aux commandes de l&rsquo;entreprise familiale.<\/p>\n\n\n\n<p>Au bout d&rsquo;une demi-heure de route, la radio \u00e0 fond, j&rsquo;arrive \u00e0 l&rsquo;ancienne gare de Floreffe, \u00e0 la coop\u00e9rative Paysans Artisans o\u00f9 on r\u00e9cup\u00e8re les fruits et l\u00e9gumes des producteurs locaux qui viennent compl\u00e9ter notre r\u00e9colte sur l&rsquo;\u00e9tal. Sur mon t\u00e9l\u00e9phone, j&rsquo;ai un message de mon r\u00e9dac&rsquo; chef (on boucle le magazine) et un appel en absence de Ben (on cherche une maison). Je r\u00e9ponds vite. Et je saute de ma camionnette. Comme une vraie. Je mets mes cl\u00e9s et mon t\u00e9l\u00e9phone dans la poche arri\u00e8re de mon pantalon et je vais me signaler dans le grand hangar. Pendant que je sors les caisses vides de la camionnette, un employ\u00e9 m&rsquo;apporte le rack avec ma commande. On charge ensemble les agrumes de la coop\u00e9rative espagnole, les asperges et autres vari\u00e9t\u00e9s qu&rsquo;on ne produit pas \u00e0 la ferme. Je signe un papier. Je repars. Ils n&rsquo;y ont vu que du feu! Je g\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis plus ou moins dans les temps. Je sais qu&rsquo;une fois arriv\u00e9e sur la place communale d&rsquo;Assesse, j&rsquo;aurai peu de temps pour \u00eatre pr\u00eate. Il faut sortir les tr\u00e9teaux, mettre le parasol, installer les nappes, la balance, la caisse, les l\u00e9gumes, ne rien oublier, faire quelque chose de joli, pr\u00e9parer les commandes et souvent servir les premiers clients qui sont d\u00e9j\u00e0 au rendez-vous. Je me pr\u00e9pare mentalement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00c7a commence bien&#8230;<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/198030906_323296745905045_5961013368379963932_n.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-318\" width=\"331\" height=\"588\" srcset=\"https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/198030906_323296745905045_5961013368379963932_n.jpg 720w, https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/198030906_323296745905045_5961013368379963932_n-169x300.jpg 169w, https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/198030906_323296745905045_5961013368379963932_n-576x1024.jpg 576w, https:\/\/microfermedelaforet.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/198030906_323296745905045_5961013368379963932_n-152x270.jpg 152w\" sizes=\"(max-width: 331px) 100vw, 331px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Je gare la camionnette comme Ben le fait d&rsquo;habitude. Dernier coup d&rsquo;oeil au t\u00e9l\u00e9phone, poche arri\u00e8re, je descends. J&rsquo;ouvre la porte coulissante, avec ce bruit de m\u00e9tal que j&rsquo;aime bien. Je sors les tr\u00e9teaux, je les ouvre, me pince les doigts. \u00c7a commence bien&#8230; Au pied de parasol maintenant. Je l&rsquo;installe bien du premier coup (yes!) et le glisse entre les deux planches de l&rsquo;\u00e9tal (la technique de Ben pour \u00e9viter que le vent n&#8217;emporte le parasol). Mais je ne parviens pas \u00e0 le coincer comme je voudrais, le parasol est instable et les tables trop \u00e9cart\u00e9es. Je tourne le pied du parasol, d\u00e9place les tr\u00e9teaux, pousse les planches, les remets. Je me sens seule&#8230; Et observ\u00e9e. Sur ce parking o\u00f9 il y a plein de passage, je me d\u00e9bats avec mon matos. La meuf qui g\u00e8re pas du tout en fait. Bon, je me ressaisis. Je ne vais pas passer deux heures \u00e0 installer un parasol quand m\u00eame! Voil\u00e0!<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;\u00e9tends les nappes, sors mes fruits, mes l\u00e9gumes, essaie de les associer, de dresser un \u00e9tal color\u00e9. Pas encore un seul client en vue&#8230; Ouf! Je commence \u00e0 pr\u00e9parer les commandes. Les voil\u00e0. Mes premiers clients. Je suis contente. Tant pis pour les commandes, je finirai plus tard&#8230; (en fait, non). Je salue, je souris derri\u00e8re le masque, je sers. J&rsquo;essaie de parler des l\u00e9gumes aussi bien que mon mara\u00eecher de ch\u00e9ri. Et de ne pas trop faire patienter les gens. De ne pas laisser la file grandir.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 coup, je me rends compte que je n&rsquo;ai pas la cl\u00e9 du tiroir-caisse! Petit message paniqu\u00e9 \u00e0 Ben. Qui arrive dix minutes plus tard, pile \u00e0 temps pour rendre la monnaie \u00e0 la premi\u00e8re cliente qui paie en liquide. Pfiou. Un bisou rapide \u00e0 mes deux hommes. Je reste dans ma bulle. Je continue, je prends les sacs, je les remplis, j&rsquo;encode dans la caisse, je tends le Bancontact. Je n&rsquo;ose m\u00eame pas regarder combien de personnes attendent d&rsquo;\u00eatre servies. Par peur de me laisser gagner par le stress et d&rsquo;en perdre mes moyens. Je me concentre. Un client \u00e0 la fois. Pendant ce temps-l\u00e0, Ben et Ernest installent les prix (j&rsquo;avais oubli\u00e9!), regardent ce qui reste dans la camionnette (les choux-raves, oubli\u00e9s aussi), papotent un peu avec ceux qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 servis, puis partent. J&rsquo;ai \u00e0 peine lev\u00e9 le nez.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Moi, des courbatures?<\/h3>\n\n\n\n<p>La file se r\u00e9sorbe. Le calme revient. Juste le temps de regarnir l&rsquo;\u00e9tal, boire un coup d&rsquo;eau, passer un coup de fil (pour le journal), et c&rsquo;est reparti. Des mamans et leurs enfants s&rsquo;arr\u00eatent. C&rsquo;est la premi\u00e8re fois, j&rsquo;explique la ferme, ce qu&rsquo;on produit, ce qu&rsquo;on vend. Un adorable vieux monsieur, qui adore le miel de Namur et les choux verts, vient se ravitailler. Il parle aux enfants, commence \u00e0 chanter et \u00e0 danser. \u00c7a rit au stand. Il fait beau. C&rsquo;est gai.<\/p>\n\n\n\n<p>Le clocher sonne 18h30. L&rsquo;heure de remballer. Je range. Mes caisses, mes tr\u00e9teaux, mon parasol. Je n&rsquo;ai pas vu le temps passer. A la maison, c&rsquo;est pareil pour Ben. Entre les siestes chahut\u00e9es, le go\u00fbter, les coups de fil pour la maison, la r\u00e9ception d&rsquo;une livraison et le passage au march\u00e9, le mara\u00eecher malade n&rsquo;a finalement pas eu beaucoup de repos. On se retrouve \u00e9puis\u00e9s, comme tous les jeudis soirs. Mais la fatigue est diff\u00e9rente. On mange un bout. Avant de ressortir vider la camionnette et mettre tous les fruits et l\u00e9gumes au frais. Pour tout recommencer samedi matin.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand il me demande si je suis fatigu\u00e9e, je r\u00e9ponds \u00e0 Ben: \u00ab\u00a0Non, non, \u00e7a va\u00a0\u00bb. Et c&rsquo;est vrai, je me sens vivante, plus grande, riche d&rsquo;une belle apr\u00e8s-midi. Petits d\u00e9tails que je ne lui dirai pas, c&rsquo;est que les jours suivants, j&rsquo;ai un peu mal au dos, aux bras, aux jambes. Souvenirs de ma mission accomplie! Et du jour o\u00f9 on a \u00e9chang\u00e9 nos vies. Et celle de mon mara\u00eecher ch\u00e9ri, elle lui en demande, de l&rsquo;\u00e9nergie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je vous ai racont\u00e9 la fois o\u00f9 j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 vendre des l\u00e9gumes? Moi, toute seule. Non? C&rsquo;\u00e9tait le mois dernier. Bon. D&rsquo;habitude, la ferme, c&rsquo;est beaucoup Ben et un petit peu moi. 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